30 septembre 2008
start fuckp
Passer la soirée en face de jeunes chefs d'entreprise qui gloussent, larmoient et cramoisissent à la moindre phrase, au moindre mot laissant pointer l'ombre d'un détournement, d'un calembour, d'une boutade ou tout simplement d'une grosse blague bien lourde et bien molle, qui s'écrase comme une bouse sur leur bureau Playmobil.
1h30 de dissections plus tard, qu'une envie, les envoyer bouler si c'est un "oui", soupirer de soulagement si c'est un "non"...car je n'aurai peut être pas la cruauté de les priver de ces instants jouissifs que sont pour eux les entretiens d'embauche, je n'aurai peut être pas la compassion ou la pitié non plus de leur dire que se croire "arrivé" et "tout-puissant" dans leur bureau qui fait a peine la taille de ma cuisine, c'est comme se croire riche et classe en arborant une montre D&G, avec un logo si énorme que l'objet ressemble plus a un support pub qu'à un objet censé donner l'heure.
Je ne ferai pas ça parce qu'il paraît que je suis "gentille". Je ne ferai pas ça parce qu'en prenant conscience de tout ceci il y aurait une probabilité pour qu'ils redescendent sur terre, et là ce serait beaucoup moins drôle de se foutre de leurs gueules...
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