10 décembre 2009
The End
1170èm message.
Déjà plus de 3 ans.
Je remercie celles et ceux qui passent régulièrement me lire depuis longtemps. Un merci particulier a Xavier, encore une fois.
A terme j'effacerai sans doute ce blog.
b_p
03 décembre 2009
Le bonheur des autres me repousse. Assez de mièvrerie. Assez car je n'en n'ai pas ma part, et cette chose dégoulinant dont je ne citerais pas le nom s'est échappée. Elle m'a fuit, très loin sans se retourner.
Chaque nuit, alors que l'heure est bien avancée je me glisse sous les draps, persuadée de dormir d'un sommeil réparateur...parce que "ça va" aussi bien que ça puisse aller. On ne peut imaginer ce qui se passe dans ma cervelle en 9h de sommeil. Des rêves, tous aussi absurdes, angoissants, improbables, visionnaires -?- les uns que les autres, et mon cerveau, malgré mes réveils compulsifs replonge de plus belle dans l'insondable. Je n'en n'ai donc jamais fini...
23 novembre 2009
Drabday 2 Aborted Project -extrait-













22 novembre 2009

Ch.D.A - Past
Ranger. Ce n'était peut être pas l'heure. Quand un vêtement déchiré, arraché, ou quelque chose qui a appartenu à quelqu'un d'autre se retrouve entre mes mains. La main crochue du Souvenirs m'arrache la moitié du cœur. Flashs. Si peu de temps, et pourtant...tellement, partout...Vertiges. Mémoire qui me prend tout, qui me tabasse alors que je suis à terre....Je voudrais juste dormir, dormir sans penser, me déconnecter, éteindre cette lumière éclairant mes échecs et mes regrets...Et prier pour que le Sort qui me mord déserre ses mâchoires de ma vie...
Ch.D.A - Sucre amer
Salon. Baie vitrée sur la rivière brunâtre. Lui, avec sa mèche, vautré sur le sofa. Je lui demande s'il en a un peu pour moi. Il m'en sort, je lui demande de me la faire. Il me dit qu'il se sent mal, il me prévient. Je lui demande si elle date. Peu importe. Envoie. C'est cocktail derrière. Petit matin gris livide. Qu'est ce que je fous là ? Quel est cet endroit... ? On se croirait chez un coiffeur. L'autre avec sa crête de keupon. Ce gros tas guindéfriqué qui se donne un style. Je ne suis pas seule avec eux...je crois...une nana est là, je la connais, je crois même qu'elle m'a suivie, peut être qu'elle m'accompagne...infoutue de dire qui c'est. Lame de rasoir. Elle est belle. Pailles et Ombrelles. Je vois terne. Je me penche sur elle, le coeur grand ouvert, prête a l'inspirer tout entière. Cette fille a côté, je la vois s'agiter soudainement et pencher son verre. Réflexe. Sucre amer sur ma langue avant que le coktail se déverse sur la table. Je la reconnais. C'est A. Qu'est ce qu'elle fout là, cette conne ! Pourquoi as-t-elle fait ça ? Putain de merde ! La mèche hoquette de rire dans son semi-coma. Après...je ne sais plus...
Je erre dans une nouvelle ère, portée de courants d'airs, pauvre hère, j'ai le goût amer de tout ce que je perd,
Délétère et fragile, suspendu à son fil, pendue dans l'univers, la poudre s'étoile dans chaque centimètre de chair,
Absorbe et donne, pousse moi à deux mains dans le sombre et le clair, a bras le corps saisis mes fragments de verre,
Serre les contre toi bien fort, comme le souvenir de moi. Tue, ne t'en souviens pas.
Et s'abat le voile, comme le rideau sur la scène, et s'abattent les mots acides sur ma terre
Et j'ai cette vision de la mer, comme un souvenir de famille, cette vision de l'eau qui se perd,
Et le feu de tes mots nus dans ma tête bousillée par la vie, dépourvus, m'éviscèrent,
J'ai le souvenir de ton dernier regard à travers le vitre disparu dans l'air du soir, dissipé dans l'éther,
Et j'ai cette vision de cauchemar dans mes rêves, je les perds, oui, je les perds, présage du mauvais sort...

