23 novembre 2009
Drabday 2 Aborted Project -extrait-













22 novembre 2009

Ch.D.A - Past
Ranger. Ce n'était peut être pas l'heure. Quand un vêtement déchiré, arraché, ou quelque chose qui a appartenu à quelqu'un d'autre se retrouve entre mes mains. La main crochue du Souvenirs m'arrache la moitié du cœur. Flashs. Si peu de temps, et pourtant...tellement, partout...Vertiges. Mémoire qui me prend tout, qui me tabasse alors que je suis à terre....Je voudrais juste dormir, dormir sans penser, me déconnecter, éteindre cette lumière éclairant mes échecs et mes regrets...Et prier pour que le Sort qui me mord déserre ses mâchoires de ma vie...
Ch.D.A - Sucre amer
Salon. Baie vitrée sur la rivière brunâtre. Lui, avec sa mèche, vautré sur le sofa. Je lui demande s'il en a un peu pour moi. Il m'en sort, je lui demande de me la faire. Il me dit qu'il se sent mal, il me prévient. Je lui demande si elle date. Peu importe. Envoie. C'est cocktail derrière. Petit matin gris livide. Qu'est ce que je fous là ? Quel est cet endroit... ? On se croirait chez un coiffeur. L'autre avec sa crête de keupon. Ce gros tas guindéfriqué qui se donne un style. Je ne suis pas seule avec eux...je crois...une nana est là, je la connais, je crois même qu'elle m'a suivie, peut être qu'elle m'accompagne...infoutue de dire qui c'est. Lame de rasoir. Elle est belle. Pailles et Ombrelles. Je vois terne. Je me penche sur elle, le coeur grand ouvert, prête a l'inspirer tout entière. Cette fille a côté, je la vois s'agiter soudainement et pencher son verre. Réflexe. Sucre amer sur ma langue avant que le coktail se déverse sur la table. Je la reconnais. C'est A. Qu'est ce qu'elle fout là, cette conne ! Pourquoi as-t-elle fait ça ? Putain de merde ! La mèche hoquette de rire dans son semi-coma. Après...je ne sais plus...
Je erre dans une nouvelle ère, portée de courants d'airs, pauvre hère, j'ai le goût amer de tout ce que je perd,
Délétère et fragile, suspendu à son fil, pendue dans l'univers, la poudre s'étoile dans chaque centimètre de chair,
Absorbe et donne, pousse moi à deux mains dans le sombre et le clair, a bras le corps saisis mes fragments de verre,
Serre les contre toi bien fort, comme le souvenir de moi. Tue, ne t'en souviens pas.
Et s'abat le voile, comme le rideau sur la scène, et s'abattent les mots acides sur ma terre
Et j'ai cette vision de la mer, comme un souvenir de famille, cette vision de l'eau qui se perd,
Et le feu de tes mots nus dans ma tête bousillée par la vie, dépourvus, m'éviscèrent,
J'ai le souvenir de ton dernier regard à travers le vitre disparu dans l'air du soir, dissipé dans l'éther,
Et j'ai cette vision de cauchemar dans mes rêves, je les perds, oui, je les perds, présage du mauvais sort...
21 novembre 2009
Ch.D.A - Le beaujolais nouveau est arrivé !
Les anxiolytiques et l'alcool ne font pas bon ménage parait-il.
Dernier jour de boulot avant le week end, le chef pète un câble -plus que d'habitude c'est pour dire-. Entre une imitation de folle déjantée et de Donald Duck, une flopée d'insultes racistes et machistes -le tout avec le sourire, parce qu'il parait que ça passe mieux-, il me met une "fessée"...Et moi de relativiser le nez plongé dans un verre de beaujolais nouveau.
19 novembre 2009
Ch.D.A - La pseudo psy analysée
"Je n'ai aucune envie d'aller voir un psy."
"Qu'est ce qui vous rebute ?"
"Je n'ai aucune envie de parler de mes problèmes, et encore moins contre de l'argent."
"Vous n'êtes pas prête...Vous savez, il y en a des très bien, très à l'écoute. Il faut tomber sur le bon quoi. Parler de ses problèmes a quelqu'un de neutre et de qualifié dans ce domaine peu vous aider a comprendre certaines choses, et a les dépasser..."
"Non. Je me suis toujours sortis de mes problèmes seule, ce sera encore le cas cette fois-ci. L'introspection je connais."
"...Sinon il y a la sophrologie qui est très efficace contre l'anxiété. Penser a une image positive vous permet de vous détourner de ce qui vous stress. Il faut que vous soyez consciente que vous pouvez penser a autre chose, et vous devez vous concentrer sur cette image positive. Ça peu être n'importe quoi...moi par exemple, quand j'étais enceinte, je me représentais une marguerite. L'image d'une marguerite...Je
ne sais pas pourquoi mais cette image m'apaise..." m'explique-t-elle derrière ses petites lunettes, faisant des gestes évasifs avec ses mains, les yeux dans
le vague.
"Oui, ça peu être n'importe quelle image, le risque étant que cette image vous rappelle une partie de votre passé, et vous ramène à une certaine nostalgie...Quand on se trouve dans un état comme le miens, tout ce qu'on remue dans notre tête est sujet à regret, nostalgie, remords..."
"Oui, dans ce cas, il faut changer d'image, en trouver une qui ne vous rappelle rien en particulier comme moi avec la marguerite. Grâce a cette image de marguerite, je n'ai pas du tout été stressée d'accoucher, a aucun moment, car je me focalisais sur cette image positive..." elle s'interrompt un instant, prise visiblement dans ses pensées. "Ah ! Mais si !" ses yeux s'écarquillent "J'ai connu une Marguerite...ah mais non ! J'en ai connu même deux, bien que ce ne soit pas un prénom courant, j'en ai connu deux et elles étaient toutes les deux des personnes très positives..." Elle me dévisage, l'air un peu con. "Je n'avais jamais compris pourquoi j'avais cette image de marguerite, vous venez de me faire comprendre quelque chose..."
Tapant du plat de la main sur son bureau "Ça fera 50 euros !".
Le médecin éclate de rire "Vous voyez, c'est ça la psychologie !"
"Je sais..."

